
les premières créations dans la cave sont une fête. ça se fait tout seul. c'est réel. il fait silence et pourtant c'est le feu. je travaille la peinture avec jul, metro jules joffrin, On est dans la grotte. Indépendants. tu sais qu'on parle, ça fait des flashs, des intuitions qui se font traits, puis langages, le temps d'un voyage qui continue ailleurs. C'est une aventure, faut pas lesiner sur le fond, sur le sens de l'âme qui prend chair, pas le temps pour l'image, "fuck your marketing", on rentre en bon aveugle dans le trait simple avec empathie pour tout ces noeuds qui sont déjà déliés à l'horizon. On sait, c'est bon, faut juste accompagner, simplement, , voyager léger, juste ce qu'il faut ... une passerelle entre le corps et l'esprit. C'est trop lourd un palace, ça bousille les amis, ça attire les vieux secs au fond, les lâches... non merci. hier, la brosse sur le papier donne du bleu, berêt moustache à la pipe, "terre", "ciel", et autres verres dans les yeux, qui s'accompagnent, s'inspirent...des frères. C'est bon de garder le cap, le cap qui change, laisser les mains ricocher, juste sentir l'énergie, la caresse en surface de rivière. Se marrer, prendre des coups, trouver l'authentique souffle du corps et le laisser dire, parler, peindre, oublier ce verbe à la tête qui se mousse chimique en concept , laisser la danse dire les forces du monde à pleine main. N'est ce pas? Qu'est ce qu'on se marre, on celèbre la chaleur humaine, celle qui donne, qui lache enfin l'expression, le souffle, l'action, le langage de l'action. l'art bordel.