tu te souviens quand on est né? On parlait sans les mots. Je te regardais et ça parlait. L'échange nous échappait. C'était le present, plein, il n'y avait rien derrière nous. Frère on est pareil. D'hier et d'aujourd'hui. Je me souviens de ta naissance. C'est par toi que je connais la mienne. Miroir de chair, tes yeux, j'y retrouve l'infini où l'on se disait les mondes, ses dangers, ce qu'on vient faire sur la rive. On a du boulot, virer le plomb qui pèse sur la fleur, danser les parfums d'intuitions d'ensemble. On en a fini avec les manipulateurs, la conscience les ridiculise de jours en jours. Continuons. Je me souviens de la source, et ce n'est pas d'hier. Maintenant me dit sans les mots la source et ses enfants. Et toi t'es là. T'es toujours là!
comme la vierge à l'enfant,le lien d'amour est un velours ourlet d'absence divine ou la bête traquée vient se ressourcer.
Rédigé par : Philippe | 11 novembre 2011 à 19:44